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23 francs de l’heure: Vers un salaire minimum à Genève?

C’est une initiative qui a déjà été présentée, et refusée, en 2011 et en 2014. Les Genevois sont à nouveau appelés à se prononcer sur l’instauration d’un salaire minimum. La pandémie, qui a mis en lumière la situation précaire de certains travailleurs, pourrait changer la donne.


Après deux échecs, en 2011 au niveau cantonal et en 2014 au niveau fédéral, l’introduction d’un plancher horaire de 23 francs revient devant le peuple le 27 septembre. Lancée par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS) et soutenue par la gauche, l’initiative prévoit de fixer un plancher horaire à 23 francs (environ 21,25 €), soit quelque 4 100 francs (environ 3 790 €) par mois à temps plein. Qui est, rappelons-le, de 42 heures par semaine en Suisse.


« 30 000 travailleurs précaires » « Avec moins de 23 fr. de l’heure, on ne peut pas vivre de son travail. À Genève, 30 000 travailleurs précaires gagnent moins et dépendent d’aides publiques », déplore Davide De Filippo, secrétaire général du syndicat SIT, cité par le site d’information 20min.ch , « Je rappelle que 17 % des bénéficiaires de l’Hospice général (le service social du canton de Genève, ndlr) ont un emploi. » L’initiative serait également « un pas extrêmement concret vers l’égalité salariale », poursuit le syndicaliste. « Deux tiers des 30 000 travailleurs précaires sont des femmes, dans le commerce de détail, la blanchisserie, les ménages et l’esthétique, notamment. »


« Un danger pour le dialogue social » En cas de succès, Genève suivrait la voie de Neuchâtel, premier canton à avoir introduit un salaire minimum à 20 CHF de l’heure en 2017. Le Jura a suivi, avec le même montant, en février 2018, avec un temps d’adaptation de deux ans. Le canton verse donc un salaire minimum à tous les travailleurs depuis février dernier.


Pour l’Union des associations patronales genevoises, ce texte représente « un danger pour le dialogue social ». Le syndicat estime que les conventions collectives de travail négociées dans chaque branche remplissent leur rôle et « ne sont pas édictées sur n’importe quelle base, elles sont négociées entre partenaires sociaux ».

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