En Haute-Savoie, les travailleurs frontaliers ont pris goût au télétravail.
- Frontalier France Suisse
- 12 juin 2021
- 2 min de lecture
Le retour progressif au travail en présentiel à mesure que l'épidémie de Covid-19 décline en France et en Suisse n'enchante pas tous les travailleurs frontaliers. Certains d'entre eux ont pris goût au télétravail, qui leur permet de passer moins de temps dans les transports.

Depuis le 9 juin, les entreprises françaises n'ont plus la nécessité de mettre leurs salariés, qui peuvent le faire, en télétravail systématique. La chute nette du nombre de nouveaux cas de Covid-19 en France permet en effet d'assouplir cette règle. Un retour à la normale apprécié par une large proportion de salariés qui se sont sentis isolés à la maison et pas toujours aussi à l'aise qu'au bureau pour travailler, que ce soit à cause de la présence d'enfants, de l'absence de pièce dédiée au télétravail ou d'une connexion internet défaillante.
Mais en Haute-Savoie, à la frontière avec la Suisse, certains travailleurs frontaliers confient qu'ils vont regretter les journées devant l'écran depuis la France. Pour passer d'une rive à l'autre du lac Léman, la congestion routière rend les déplacements entre le domicile et le lieu de travail très chronophages. Le télétravail imposé par de nombreuses entreprises suisses pendant les confinements a donc soulagé certains frontaliers qui ont trouvé un meilleur équilibre dans leur vie quotidienne en restant le plus souvent à tapoter sur les touches de leur clavier "at home".
"Je ne pense pas retourner à 100% au bureau"
"Je ne suis pas très chaud pour revenir à du présentiel tous les jours. Un maximum de 2 à 3 jours maximum à Genève ça m'irait bien", confie Maxime*, qui habite Annecy et travaille comme directeur financier pour une ONG à Genève. Il a été embauché à l'automne 2020 et a travaillé très majoritairement en télétravail depuis. Un luxe pour ce trentenaire père d'un jeune enfant, qui a pu profiter de sa vie de famille en fin de journée.
Sur les hauteurs de la banlieue d'Annemasse, Mathias travaille pour une entreprise nord-américaine spécialisée dans le négoce de matières premières et basée à Genève. Son employeur a décidé de généraliser le travail à domicile pour ses collaborateurs dès septembre 2020. Depuis quelques semaines, cette politique s'est assouplie. "On a le droit de retourner au bureau quelques jours par semaine sur demande et approbation du manager. Ils parlent de rouvrir les bureaux avec plus de flexibilité aux personnes qui souhaitent déclarer qu'elles sont vaccinées", dit-il.
Ce cadre, qui supervise les opérations réalisées par les traders de l'entreprise, a pris goût au travail à distance. "Très clairement, je ne pense pas retourner à 100% au bureau. J'aimerais faire deux jours à la maison et trois jours au bureau, car pour des raisons fiscales il faut que je sois présent 50% en Suisse pour respecter les accords bilatéraux. Cela me fera moins de transport et m'offrira un bien meilleur équilibre, avec un gain de temps pour moi. Je suis aussi plus efficace parfois à la maison qu'au bureau. Le fait d'y retourner, c'est surtout pour le lien social, la formation et les projets qui avancent mieux en direct", ajoute Mathias.
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