Grand Genève - Avec la fermeture des frontières, les commerçants s'adaptent
- Frontalier France Suisse
- 22 févr. 2021
- 2 min de lecture
En plus du couvre-feu, les commerçants font face à la fermeture de la frontière avec la Suisse.

Source: lavoixdelain.fr
" Le magasin tourne bien malgré le couvre-feu ", se satisfait Étienne Laubressac, gérant de la cave V and B. Même son de cloche pour Isabelle Falquet-Maison, coiffeuse au Salon : " Les gens anticipent un confinement et viennent tous se faire coiffer. Donc j'ai du monde, mais les restrictions sanitaires m'empêchent de tourner au maximum de ma capacité. " Pour prendre plus de clients, elle adapte ses horaires. En général ouvert de 9 h à 19 h, Le Salon ouvre ses portes dès 8 h 30, et doit fermer à 18 h en raison du couvre-feu. " Je perds quand même 30 minutes de travail. Pour remédier à ça, nous essayons de prendre des pauses plus courtes le midi. "
Contrairement à une coupe de cheveux, la bière n'est pas un besoin et Étienne perd une partie de sa clientèle à cause du couvre-feu : " Les gens ont le choix entre faire les courses, aller chercher les enfants à l'école ou venir acheter de la bière. " Que les enfants se rassurent, bien souvent les parents font le choix de s'occuper de leur progéniture. Étienne récupère ainsi les parents le samedi, où il observe un flux de clientèle plus important. Néanmoins, il ne peut plus ouvrir le bar de sa cave et perd une partie de sa clientèle. " J'organisais régulièrement des soirées ou des événements dégustation. Ça commençait à bien marcher avant la Covid-19. " Étienne s'est adapté. Il a transformé la partie bar de sa boutique en un rayon à part entière. Son imagination est récompensée, il a augmenté son chiffre d'affaires par rapport à l'avant-Covid. Il aurait même pu faire encore mieux : " Je devais fournir de la bière pour le bal des pompiers de Divonne, le FestiLive de Collonges ou encore la fête de l'oiseau à Saint-Genis, mais ces événements sont annulés. Ce sont des centaines de fûts que je ne vends pas."
Au salon de coiffure, Isabelle aurait aussi pu faire une meilleure année : " Je devrais recruter une coiffeuse en plus pour prendre tout le monde, mais le problème, c'est que j'ai besoin de renforts 2 semaines avant le confinement et 2 semaines après. La loi française ne me le permet pas. "
Une perte relative de la clientèle suisse La fermeture de la frontière se fait sentir pour les commerçants. Isabelle perd sa clientèle helvétique, habituée des salons de coiffure français en raison des prix avantageux. En effet, en Suisse, une coupe homme coûte 50 francs, soit environ 46 €. Heureusement pour elle, beaucoup d'entre eux ont anticipé et sont venus avant la fermeture.
Étienne constate lui aussi une baisse de la clientèle suisse, mais celle-ci reste relative : " Je garde les frontaliers qui travaillent en France, affirme-t-il. Ils viennent ici, car l'alcool est moins cher. "
Comments