Le vaccin sera gratuit pour les soignants frontaliers
- Frontalier France Suisse
- 3 févr. 2021
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Le Conseil fédéral a décidé mercredi de prendre en charge les coûts de la vaccination des personnes qui ne sont pas assurées en Suisse. Les frontaliers travaillant dans les soins et les diplomates sont notamment concernés.

Source: tdg.ch
La vaccination contre le Covid-19 sera gratuite pour les diplomates et les frontaliers travaillant dans les soins. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de prendre en charge les coûts de la vaccination des personnes qui ne sont pas assurées en Suisse.
La Confédération couvrira les frais de toutes les personnes qui sont domiciliées en Suisse, mais qui ne sont pas couvertes par l’assurance maladie obligatoire. Cette mesure concerne en particulier les diplomates et les personnes travaillant dans des organisations internationales.
Environ 150’000 personnes
La prise en charge s’appliquera aussi aux frontaliers travaillant dans le domaine de la santé et qui ne sont pas assurés en Suisse, mais dans leur pays. Selon les estimations, environ 150’000 personnes bénéficieront de l’élargissement de la prise en charge des coûts de vaccination.
Une facturation individuelle de la vaccination représenterait des coûts administratifs plus élevés que la vaccination elle-même, indique le Conseil fédéral. Les coûts supplémentaires de cette nouvelle réglementation, qui entre en vigueur avec effet rétroactif au 4 janvier 2021, sont estimés à 3,5 millions de francs. Plusieurs États voisins appliquent une mesure similaire.
Pas d’assouplissement majeur en vue
La situation épidémiologique s’améliore au niveau des chiffres, mais l’évolution des cas du variant plus contagieux est inquiétante, a déclaré mercredi le ministre de la Santé Alain Berset. Le Conseil fédéral n’envisage pas d’assouplissements pour l’instant.
Les mesures actuelles sont prévues jusqu’au 28 février. Il ne faut pas s’attendre à des assouplissements majeurs à ce moment-là, a indiqué Alain Berset. Le Conseil fédéral va refaire le point de la situation le 17 février, mais il ne devrait pas y avoir de grands changements.
«Nous sommes confrontés à un vrai dilemme». D’un côté les chiffres globaux s’améliorent, mais de l’autre, on a une «pandémie dans la pandémie», selon le ministre. Les variants plus contagieux augmentent fortement. Ils sont perdus dans les chiffres globaux.
De 2000 nouveaux cas d’infection au nouveau variant la semaine dernière, on s’attend à passer à 4000 cas cette semaine. Les différences régionales sont grandes. Le taux de reproduction est au-dessus de 1 pour toute la Suisse et atteint même 1,9 dans un canton. La situation de ce point de vue est semblable à celle qui prévalait au début du mois d’octobre. L’objectif est d’en sortir avec le moins de casse possible, a affirmé Alain Berset.
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