Quarantaine en Suisse: travailler oui, faire ses courses non
- Frontalier France Suisse
- 21 août 2020
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Si la France devait être considérée comme un pays à risque, les salariés frontaliers pourraient échapper à la quarantaine.

Source: 20Minutes.ch
Le Covid-19 reprend de la vigueur en Europe. Conséquence: la liste des pays à risque édictée par la Suisse évolue de semaine en semaine. Le cas de la France – 3700 nouveaux cas en 24 heures annoncés mercredi et 4771 jeudi soir– pourrait être prochainement mis sur la table. Le pays connaît un taux de contamination de 43 pour 100’000 habitants, encore loin de la limite des 60, mais en augmentation.
Si l’Hexagone devait être mis à l’index, qu’adviendrait-il des quelque 180’000 frontaliers actifs en Suisse? «La décision de mettre un pays sur la liste appartient à la Confédération», indique en préambule Laurent Paoliello, porte-parole du Département genevois de la santé. À ce stade, il qualifie l’hypothèse de «politique-fiction».
Activités non primordiales
Néanmoins, «on peut imaginer que, comme lors du semi-confinement, ces travailleurs bénéficieront d’une exception afin de pouvoir accéder au territoire et ceux-ci devraient respecter scrupuleusement les mesures de protection. Il est primordial que l’économie ne soit pas mise à l’arrêt une seconde fois.»
Il en irait sans doute tout autrement des touristes, des résidents secondaires et des Suisses désirant faire leurs courses de l’autre côté de la frontière. «Ces personnes seraient vraisemblablement soumises à une quarantaine à leur retour, précise Laurent Paoliello. Car ces activités ne sont pas primordiales.» Il insiste sur le fait qu’aujourd’hui, les autorités genevoises et de France voisine travaillent ensemble afin de maîtriser la propagation du virus.
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