SMIC à 4.000 euros à Genève, le plus élevé de la planète
- Frontalier France Suisse
- 29 sept. 2020
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Les Genevois ont voté en faveur d'un salaire horaire minimum de 23 francs suisses, soit 21 euros, pour tous ceux qui travaillent dans la ville - l'une des plus chères au monde. Il n'existe pas dans le pays de salaire minimum au niveau national.

Source: LesEchos.fr
La Suisse va bientôt détrôner l'Australie, qui se targue d'avoir le SMIC le plus élevé de la planète, à 12,10 euros de l'heure. Les électeurs du canton de Genève ont voté dimanche, lors d'un référendum national, en faveur d'un salaire minimum de 23 francs suisses de l'heure (environ 21 euros). Le salaire minimum garanti, qui sera donc de 4.086 francs suisses (3.786 euros) par mois pour 41 heures de travail hebdomadaire, est une rareté en Suisse.
Genève n'est que le troisième canton (sur 26) à l'adopter, après le Jura et Neuchâtel. Début 2020, le canton du Tessin rejoindra également ce trio.
La Suisse n'impose pas de salaire minimum au niveau national. En 2014, les électeurs se sont prononcés contre l'instauration d'un salaire horaire minimum de 20 euros pour l'ensemble de la confédération. Il a fallu s'y reprendre à trois reprises à Genève pour que les partisans de cette mesure sociale arrivent finalement à convaincre 58 % de l'électorat.
Contre la pauvreté et la précarité Plus de 300.000 personnes passent chaque jour de la France à la Suisse pour travailler, dont une grande majorité dans la région du lac de Genève. Le coût de la vie y est élevé, et les travailleurs transfrontaliers sont souvent accusés de faire baisser les salaires, au détriment des locaux. Les partis de gauche et les syndicats ont présenté cette mesure comme un moyen de lutte contre la pauvreté et la précarité. A Genève, un deux-pièces se loue environ 2.800 euros par mois, et un café coûte environ 4 euros. La pandémie de Covid-19 frappe durement cette ville dépendant beaucoup du tourisme, des voyages d'affaires et des va-et-vient de milliers de diplomates, experts et autres hauts fonctionnaires se rendant dans les nombreuses agences de l'ONU basées dans la ville.
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