Suisse: 23% de salaire en plus si on maîtrise une 2ème langue nationale
- Frontalier France Suisse
- 13 mai 2021
- 2 min de lecture
Les compétences en langues étrangères jouent un rôle essentiel à l’heure de la mondialisation. Elles ouvrent des portes, augmentent les possibilités de carrière et contribuent à de meilleurs revenus. Dans la formation professionnelle, 16% seulement des formations initiales intègrent l’enseignement de langues étrangères (deuxième langue nationale ou l’anglais). Tour d’horizon de cette thématique d’actualité.

Enfin la soupe arrive. La soupe du professeur, à trois heures de l’après-midi, very delicious! Nous sommes dans une classe de formation professionnelle pour les cuisiniers de troisième année et nous vivons la fin d’un cours de cuisine spécial. Pendant vingt minutes, le professeur Erwin Mumenthaler de l’école professionnelle Gibb à Berne a préparé des oignons et des poireaux, a fait griller du gruau et a goûté la soupe, tandis que les élèves ont décrit les actions en anglais. La leçon de cuisine comme leçon de langue (voir article de Daniel Fleischmann dans Panorama référencé au bas de l’article).
L’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP) a accompagné le projet d’introduction de la langue étrangère dans les leçons de cuisine et a conçu un manuel bilingue en collaboration avec les cuisiniers. Depuis quelques années maintenant, l’acquisition d’une langue supplémentaire fait partie du programme de formation des cuisiniers et est intégrée dans l’enseignement professionnel.
Compétences linguistiques – une clé de la réussite professionnelle
Des entreprises en réseau à l’échelle mondiale, des conférences via Skype, des collègues internationaux ou un paysage professionnel en constante évolution : les compétences en langues étrangères jouent un rôle essentiel à l’heure de la mondialisation. Elles ouvrent des portes, augmentent les possibilités de carrière et contribuent à de meilleurs revenus. Ceci est également confirmé par une étude du professeur François Grin de l’Université de Genève, qui a évalué la valeur financière des compétences en langues étrangères : si une personne de Suisse alémanique parle le français “de bien à très bien”, elle peut gagner jusqu’à 15 % de plus qu’un employé ne connaissant pas le français ; avec l’anglais, l’augmentation de salaire peut atteindre 25 %. De même, en Suisse romande, la connaissance de l’allemand est payante : Ceux qui parlent un allemand “bon à très bon” peuvent gagner jusqu’à 23 % de plus. Une très bonne maîtrise de l’anglais permet à une personne de Suisse romande de gagner jusqu’à 12 % de plus.
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