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Suisse: Faudrait-il timbrer quand on fait une pause clope?

Un député de la Lega Tessinoise veut faire timbrer les fonctionnaires qui sortent en griller une pendant les heures de travail. Question de productivité et d'équité.

Source: LeMatin.ch


Au Tessin, un député de la Lega, Fabio Badasci, a interpellé le Grand Conseil pour demander à ce que les employés d'Etat qui prennent des pauses clopes les décomptent de leur temps de travail. Cité par «La Liberté», il estime que ces pauses répétées dans la journée constituent «une importante perte de productivité, en plus d'une injustice pour la grande majorité des fonctionnaires qui ne fument pas...»


Tolérance variable

D'après la loi sur le travail, il n'existe pas de droit à faire une pause cigarette et la tolérance varie en Suisse selon les secteurs et les entreprises. Un porte-parole du syndicat Unia explique cette grande variabilité: «Par exemple sur les chantiers, les employés de la construction travaillent parfois cigarette au bec. Au contraire, certaines sociétés vont très loin et font même timbrer les employés lorsqu'ils vont aux toilettes.»


Timbrer avant le fumoir

Cela dit, le syndicaliste remarque qu'il y a une minorité d'entreprises qui font timbrer ce genre de pause comme la cigarette, les toilettes ou encore répondre à un appel privé urgent. L'article cite en exemple l'entreprise Stadler SA à Bienne où les employés disposent d'un fumoir et où ils doivent timbrer avant d'entrer: «C'est la règle et elle fait désormais partie de la normalité et de la culture de travail de notre entreprise», précise son directeur de la communication.


Trois cigarettes par jour

Mais dans une grande société comme Novartis, une telle mesure n'existe pas. La saisie du temps de travail n'est pas interrompue quand les employés s'accordent quelques minutes pour aller en griller une. Quant à l'injustice par rapport à ceux qui ne fument pas, elle n'est pas si évidente: «Nous estimons que les non-fumeurs font également des pauses occasionnelles et que le pauses sont prévues par la loi sur le travail», fait observer le porte-parle de la multinationale. Il ajoute qu'une fréquence de trois cigarettes par jour paraît correcte. Au-delà, le collaborateur peut être amené à corriger son comportement.


Aussi pour les smartphones?

Pour en revenir au Tessin, le conseiller d'Etat de la Lega, Norman Gobbi, estime que la cigarette n'est pas seule en cause: «Une éventuelle mesure pourrait toucher, par exemple, aussi celles et ceux qui consultent trop souvent leur smartphone». Pour le magistrat, la Section des ressources humaines de l'administration cantonale va étudier une directive qui devrait stipuler que ceux qui – en plus de deux pauses quotidiennes réglementaires – prennent des pauses cigarettes ou autres doivent les décompter de leur temps de travail. Ce serait une première en Suisse.


Source: LeMatin.ch

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