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Vaccination obligatoire pour les soignants en Suisse?

Alors que la France vient d’imposer le vaccin au personnel médical, la Suisse continue de miser sur une stratégie de persuasion même si la pression augmente pour davantage de contrôle.

La pression sur les soignants réfractaires au vaccin s’accentue. A compter du 15 septembre, ce dernier sera obligatoire en France pour le personnel en contact avec des malades ou des personnes vulnérables. Alors que l’Allemagne maintient la liberté de choix, la Suisse semble tiraillée entre indépendance des soignants et nécessaire protection des patients. A défaut d’une obligation, de plus en plus de voix s’élèvent pour un contrôle renforcé, notamment sous forme de tests systématiques.


La semaine dernière, le conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia avait assimilé les soignants refusant le vaccin à des «erreurs de casting». Aujourd’hui, le ministre de la Santé se montre plus nuancé. S’il juge que la décision française «se justifie sur le fond», il rappelle que la Suisse a jusqu’ici misé sur une stratégie basée sur la conviction et non sur la contrainte. «Il faut maintenir ce cap, plaide Mauro Poggia. A chaque employeur de faire ce travail de persuasion au sein de ses équipes et à chaque soignant de questionner sa déontologie, puis d’en assumer les éventuelles responsabilités, si son employeur décide de le retirer du front.»

Cadre légal existant


Au niveau politique, l’obligation vaccinale n’est pas à l’ordre du jour, le ministre de la Santé, Alain Berset, l’a répété, sans toutefois cacher son agacement envers les soignants réticents. Sur le plan légal, la loi sur les épidémies donne la possibilité au Conseil fédéral – après avoir consulté les cantons – de rendre la vaccination obligatoire pour les personnes à risque ou «exerçant certaines activités» en cas de «situation extraordinaire». Les cantons disposent eux aussi de cette prérogative «pour autant qu’un danger sérieux soit établi». Enfin, les hôpitaux cantonaux peuvent aussi prendre des mesures pour protéger leurs patients au regard, cette fois, de la loi sur le travail. Dans ce dernier cas, les soignants non vaccinés seraient par exemple transférés dans un service moins exposé ou assignés à des tâches administratives sans contact avec les patients.


Source: letemps.ch


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